Ancienne mannequin, Pascale Naessens a toujours été consciente de l'importance d'une alimentation saine, mais sans pour autant tomber dans le piège de la privation. Depuis, celle qui a aussi été longtemps présentatrice sur la chaîne flamande VTM est devenue une auteure à succès : ses livres de cuisine sont les plus vendus en Belgique néerlandophone et sont également traduits en plusieurs langues, dont le français.

 

Les gens se sentent de plus en plus concernés aujourd'hui
par la façon de s'alimenter aussi sainement que possible,
car ils ont désormais pleinement conscience de
l'influence positive que cela peut avoir sur leur santé.

 

Pascale, comment expliquez-vous un tel succès autour de vos livres ?

« Je pense que c'est une combinaison de plusieurs éléments. Évidemment, les gens se sentent de plus en plus concernés aujourd'hui par la façon de s'alimenter aussi sainement que possible, car ils ont désormais pleinement conscience de l'influence positive que cela peut avoir sur leur santé. Parallèlement, les recettes que je propose sont simples à réaliser et donc à la portée de tout un chacun, sans devoir passer des heures en cuisine ni être un(e) spécialiste en la matière. Enfin, je crois que la manière dont mes livres sont élaborés dégage une certaine convivialité, qui prouve à mes lecteurs que cuisiner n'est pas une corvée et peut être une activité agréable. »

 

Manger sainement est très important, mais encore faut-il que le consommateur puisse trouver facilement les bons produits. Quels sont vos conseils en la matière ?

« Il est plus simple qu'autrefois de trouver des produits plus sains sans devoir aller chercher trop loin. Nos supermarchés ont des rayons entiers qui leur sont dédiés et les choses ont nettement évolué en l'espace de quelques années. L'offre en matière de fruits et légumes est très variée, ce qui est aussi la base d'une cuisine saine. C'est la preuve que le consommateur ne doit pas sous-estimer son pouvoir d'influence : lorsqu'une demande pour pouvoir disposer de produits plus sains voit le jour, les producteurs et distributeurs suivent la tendance. »

« Par ailleurs, la globalisation a ses excès, mais aussi certains avantages : cela permet de découvrir plus facilement des ingrédients venant des quatre coins du monde, qui ne sont pas forcément tous meilleurs que les produits de notre terroir, mais qui offrent la possibilité de varier notre alimentation et d'apprécier de nouvelles saveurs. Mais j'insiste sur le fait que nos bonnes vieilles tomates, courgettes et autres brocolis dont nous disposons depuis toujours sont des ingrédients très simples et qui permettent pourtant de concocter de délicieux petits plats, comme je le démontre dans mes livres. »

 

Vos livres sont édités en plusieurs langues (anglais, français, allemand) et une version est en préparation pour le marché chinois. Recevez-vous régulièrement des réactions de vos lecteurs internationaux ?

« Oui, aussi bien de mes compatriotes du Sud de la Belgique, que des lecteurs allemands et français. Mais au-delà de ces témoignages qui me font toujours plaisir, je constate aussi que les appréciations ne changent pas d'une frontière à l'autre : les gens apprécient la cuisine simple et abordable, mais ils aiment aussi se rendre compte que cuisine saine ne rime pas avec cuisine terne, comme c'était souvent le cas dans le passé. Par exemple, de nombreux lecteurs me disent avoir découvert qu'il était possible d'utiliser le chicon dans des préparations pleines de goût. »

« Au cours des voyages que j'ai effectués en Chine, j'ai pu également me rendre compte de cette envie d'une cuisine plus saine là-bas. Ainsi, à Shanghaï, il existe une offre conséquente en matière de nourriture organique, et on ressent sur place une évolution rapide dans les grandes villes, ce qui est très positif. »