Le sucre n’est apparu en Europe qu’à l’époque de Christophe Colomb, qui en ramena des Amériques. Avant cela, les seuls ingrédients pour sucrer les aliments étaient le miel et les confitures. Ceci explique qu’au Moyen Âge déjà, on recourrait au miel pour sucrer et aromatiser la cervoise, l’ancêtre de la bière. Et pour cause : il s’agit d’un produit noble, naturel, disponible facilement et sans extraction. Après sa récolte, il ne subit en effet aucune transformation, ni aucun ajout d’additifs.

 

Complexités d’arômes variées

De nos jours encore, l’utilité du miel dans la bière est avant tout organoleptique. Entendez par là qu’il est en mesure d’éveiller nos sens par son apparence, son odeur, son goût, etc. Et, en l’occurrence, le miel apporte à la bière une complexité au niveau des goûts, des arômes et de la rondeur. Cette complexité varie bien évidemment en fonction de l’origine du miel. C’est ainsi que selon les types de miels sélectionnés, on trouve les arômes suivants dans les bières au miel : de type boisé, tel que les noix, les noisettes, la cannelle et le réglisse ; de type floral, comme la lavande, l’acacia, la fleur d’oranger et la violette ; fruités, à l’instar des fruits rouges, du cassis ou des noix de coco ; des arômes « chauds », du type cassonade, caramel, caramel beurre salé, date, figue et pruneaux.

 

Attention aux contrefaçons !

Le miel est en général ajouté au moment du brassage. Au même titre que le sucre, il contribue à apporter l’extrait au moût. Tandis que cet extrait est fermenté, les arômes du miel sont transmis en grande partie à la bière, tout en ôtant la perception du goût sucré. Soulignons que pour obtenir un résultat optimal, il faut nécessairement un miel de qualité, sans sucres ajoutés notamment. Attention donc aux contrefaçons !