Radio, télé et réseaux sociaux : comment fais-tu pour jongler avec tous ces médias ?

« La clé, c’est de varier les styles. Chaque média possède ses codes et son propre rythme. Il faut impérativement adapter son ton et son format en fonction du canal que tu utilises. Que ce soit à la radio, sur les réseaux sociaux ou sur scène, je garde les mêmes personnages. J’adapte uniquement mon écriture. »
 

L’humour web est très différent du stand-up. Comment adaptes-tu ta plume ?

« Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux sont très courtes. Elles durent généralement 60 voire 90 secondes alors qu’un show tourne autour d’une heure. L’écriture est plus rapide vu qu'il faut surfer sur l’actualité et le sketch se construit en « surenchère ». »

« L’autre grande différence est que, sur scène, il n’y a pas de montage. Il faut se préparer à affronter les bides : les moments de solitude sont fréquents pour un humoriste et se ressentent moins derrière un écran que sur les planches. »
 


 

Et si tu devais choisir entre les deux ?

« Ce sont deux médias essentiels pour se construire une communauté. Même si j’affectionne particulièrement les réseaux sociaux qui me poussent à sortir de ma zone de confort et à m’améliorer, je me sens vraiment bien sur scène. C’est plus difficile car il faut mettre son égo de côté, mais c’est ce que je préfère. »
 

Même si tu es sur scène depuis plus de 10 ans, c’est en partie grâce à tes vidéos sur les réseaux sociaux que tu t’es fait connaître auprès du grand public. Comment as-tu construit ta communauté ?

« Ma communauté s’est développée avec le temps. En 10 ans de scène, j’ai constaté deux grandes vagues. La première lorsque j’ai commencé à faire de la radio. Mes chroniques radiophoniques m’ont amené un nouveau public, c’est ce qui m’a permis de remplir le Cirque Royal. »

Il y a trois ans, pendant l’Euro, j’ai publié une série de vidéos assez courtes qui ont suscité un bel engouement.

« Ensuite, vint une deuxième vague plus importante, celle des réseaux sociaux. Il y a trois ans, pendant l’Euro, j’ai publié une série de vidéos assez courtes qui ont suscité un bel engouement. »

« C’est grâce à cette deuxième vague que j’ai pu me produire devant 7 000 personnes à Forest National. Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour se créer une communauté à condition de bien les utiliser. Il faut du travail et de la régularité. C’est un outil extraordinaire accessible à tous. »
 

Tu es très présent sur les réseaux sociaux. Quels outils utilises-tu pour communiquer avec tes fans ?

« J’utilise surtout Facebook et, depuis peu, Instagram. Je n’ai pas encore essayé Youtube. Être un humoriste Youtubeur, c’est un tout autre métier. Cette plateforme, c’est un peu comme « la télé des réseaux sociaux ». Mise en scène, écriture et décor : le contenu est nettement plus léché que sur Instagram, qui montre généralement les coulisses, ou Facebook, qui est un média de réaction où la rapidité prime sur la mise en scène. »
 

Les réseaux sociaux, c’est le canal idéal pour se faire connaître à l’étranger. Envisages-tu de passer du « côté obscur de la frontière » pour divertir nos voisins français ?

« C’est un rêve de gosse. Un peu comme les joueurs de Jupiler Pro League qui veulent jouer en Ligue 1 ou en Premier League. Les réseaux sociaux ont ce pouvoir de dépasser les frontières. Cependant il faudra travailler mes textes qui contiennent de nombreuses références et expressions belges. »

« Je pense que j’essaierai de faire un peu de scène là-bas et je verrai bien ce que ça donne. J’ai de nombreux projets en tête, j’aime essayer de nouvelles choses et repousser mes limites. Mais, avant ça, je pense d’abord à ma tournée belge à l’occasion de mon nouveau spectacle « Démasqué ». »