Lost Frequencies : « On a l’image d’être super sympa  »
 


 

Fer de lance de cette scène électro belge qui s’exporte si bien en dehors de nos frontières, Lost Frequencies nous parle de son rapport à la Belgique et de l’image du plat pays à l’étranger.
 

Il y a une spécialité belge dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Lost Frequencies : « Le Cécémel ! Il n’y a qu’ici que j’en trouve et quand je reviens, j’en profite toujours ! »
 

Quel est votre endroit préféré en Belgique ?

L. F. : « La côte, parce que c’est là que je retrouve ma famille chaque été. Elle est un peu dispersée aux quatre coins de la planète et c’est toujours sur la côte que l’on se réunit. Même quand mon planning est chargé, je me débrouille pour voler deux ou trois jours pour aller les retrouver ! »
 

Quelle est l’image de la Belgique à l’étranger ?

L. F. : « Ce que les étrangers disent, c’est qu’on est super sympa ! On aime faire la fête, boire un coup... Il y a pire ! On me parle aussi beaucoup des spécialités typiques : le chocolat, les gaufres, etc. Les artistes ont rarement le temps de s’attarder en tournée, mais ils me disent souvent qu’ils ont passé de très bons moments à Bruges, Anvers ou Bruxelles. »
 

Et la scène belge ?

Les artistes ont rarement le temps de s’attarder en tournée, mais ils me disent souvent qu’ils ont passé de très bons moments à Bruges, Anvers ou Bruxelles.

L. F. : « On a une scène électronique très diversifiée et très appréciée. Parfois, je me retrouve à l’autre bout de la planète sur le même line-up que Netsky, Dimitri Vegas & Like Mike ou encore Charlotte de Witte, autant d’artistes qui représentent chacun une facette différente de la scène belge. C’est vraiment génial ! »
 

Il y a une différence entre jouer en Belgique ou à l’étranger ?

L.F. : « Pour moi, jouer en Belgique, c’est plutôt stressant parce que je connais pas mal de gens dans le public ! En plus, je me dis que si mon show n’est pas bien reçu ici, quel est l’intérêt d’aller le faire ailleurs ? Ça se passe toujours super bien, mais sur le moment, je stresse plus qu’à l’étranger ! »
 

Quel est votre rapport aux festivals belges ?

L.F. : « J’adore jouer à Tomorrowland, mais Rock Werchter ou le BSF sont aussi très chouettes ! En tant que festivalier, j’ai fait plusieurs fois le Pukkelpop et j’en garde de super souvenirs. Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y produire, mais j’espère le faire l’année prochaine ! »

 

Henri PFR : « Le Belge est devenu hype ! »
 


 

Fier d’une Belgian Touch qu’il exporte à l’international, Henri PFR était aux premières loges pour voir l’image du pays changer.
 

De quelle spécialité belge ne pourriez-vous pas vous passer ?

Henri PFR : « Les frites de la Place Jourdan, à déguster avec une bonne bière belge ! Et puis le chocolat, qui me rappelle mon grand-père, qui m’en donnait toujours un carré quand j’étais petit ! »
 

Quel est votre endroit préféré en Belgique ?

H. P. : « Bruxelles, évidemment ! C’est une capitale européenne et donc une grande ville, mais pas assez pour être impersonnelle et froide. Si je dois être plus précis, ce serait la Grand-Place. Depuis que j’y ai joué devant plusieurs milliers de personnes, j’ai des frissons à chaque fois que j’y remets les pieds ! »
 

Quelle est l’image de la Belgique à l’étranger ?

H. P. : « Elle est bien meilleure que par le passé ! Quand j’ai commencé, on était un peu tourné en dérision. Ça a bien changé : le Belge est devenu hype ! Quand je dis que je suis Belge, les visages s’illuminent. Avant, on me parlait des querelles linguistiques ou de l’absence de gouvernement… »
 

Et celle de la scène musicale ?

Quand je dis que je suis Belge, les visages s’illuminent.

H. P. : « Elle n’est pas pour rien dans cette nouvelle vibe. Un rappeur comme Damso cartonne en France alors que Lost Frequencies, Netsky ou Dimitri Vegas & Like Mike font le tour du monde, sans parler du cas Stromae ! Les Belges s’exportent de plus en plus et donnent une belle image du pays ! »
 

Il y a une différence entre jouer en Belgique ou à l’étranger ?

H. P. : « Je suis bien plus à l’aise ici, car le public se déplace en masse pour me soutenir et que je pense savoir ce qu’il attend. C’est plus stressant à l’étranger, car la culture musicale n’est pas toujours la même et il y a la barrière de la langue. Il m’est arrivé de jouer un énorme hit au public en Asie avant de me rendre compte qu’il était inconnu sur le continent ! »
 

Quel est votre rapport aux festivals belges ?

H. P. : « Sur scène, mon meilleur souvenir, c’est le mainstage de Tomorrowland, un festival légendaire pour les DJ ! Avoir pu y jouer l’an passé et à nouveau cette année est une grande fierté ! »