À quoi êtes-vous attentif en matière d’économies d’énergie ?

Philippe Malherbe : « Ici, il n’y a pas de « petites » économies. C’est bien connu : les petits ruisseaux font les grandes rivières. Il faut donc agir à tous les niveaux - chauffage, électricité, eau - et par tous les moyens : isolation, installations peu énergivores… Mais, surtout, il faut adopter des comportements adéquats. Je suis par exemple très attentif, surtout avec mes enfants, à toute une série de petits trucs, du genre éteindre les lumières… Quand je les laisse seuls et que je reviens, c’est parfois Hollywood chez moi : il y a des lampes allumées partout ! »

Que constatez-vous comme évolution dans le hard discount ?

P. M. : « Le concept de hard discount évolue considérablement. Dans l’émission « Coûte que coûte », nous avons réalisé un reportage sur la nouvelle façon dont travaille une chaîne de hard discount en Belgique. Celle-ci ouvre désormais des magasins beaucoup plus grands, aux allées plus larges, avec un éclairage très particulier. Les bâtiments de cette enseigne sont également désormais extrêmement écologiques à tous niveaux. Cela reste toutefois du hard discount, dans la mesure où la chaîne ne continue de proposer qu’un seul produit par marque ; ceci permet d’avoir des prix assez extraordinaires. »

En matière d’économies d’énergie, il n’y a pas de « petites » économies. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, il faut donc agir à tous les niveaux

La lutte contre le gaspillage est-elle l’une de vos priorités ?

P. M. : « C’est effectivement le cas. Je suis toujours extrêmement surpris du gaspillage global, que ce soit dans les grandes surfaces ou les cuisines de société, par exemple. On y jette beaucoup de choses. Quand on leur dit : « C’est dommage. Est-ce que vous ne pouvez pas trouver un système pour récupérer ? », ce qui nous revient toujours, c’est que c’est plus cher d’essayer de récupérer ces produits que de les jeter. Cette tendance économique est assez surprenante ! Or, dans notre émission télévisée, nous avons montré qu’avec les restes, on pouvait réaliser certaines choses, comme des chips avec des pelures d’oignon. Nous avons donné la parole à un chef de la région liégeoise qui s’est spécialisé dans cette forme de cuisine particulière ; il donne même des cours « anti-gaspi », où il montre tout ce qu’on peut faire avec des choses qu’on met généralement à la poubelle. »

L’économie collaborative, ça vous parle ?

P. M. : « Ah, oui, plutôt deux fois qu’une ! C’est quelque chose que je fais, par exemple pour l’achat de mazout. Nous sommes une vingtaine à nous être mis ensemble pour le prendre en même temps et à un meilleur prix, de l’ordre de plusieurs centimes par litre. Il y a certainement d’autres méthodes qui permettent d’économiser, comme pour l’électricité, mais là, cela demande plus d’investissements en termes d’organisation. Mais même si ce n’est pas toujours évident, je trouve cela très positif ; on fait de réelles économies. »

Quel regard portez-vous sur le last minute ?

P. M. : « J’en suis un adepte : je l’utilise souvent ! Dans mon métier, on se retrouve régulièrement en dernière minute à pouvoir prendre une semaine de congé. Boum ! Qu’est-ce qu’on fait ? On va voir ce qu’il y a comme last minute disponible et on trouve quelque chose. En revanche, faisons-nous réellement une économie ? Le last minute revient généralement plus cher que si l’on réserve ses vacances bien à l’avance ; ici, les réductions sont bien plus intéressantes. Donc, le meilleur réflexe reste de réserver tôt pour avoir le meilleur prix. »