Manon de Happy New Green

Dans les magazines, on parle styles et tendances. Pourtant, la mode, c’est aussi la deuxième industrie la plus polluante au monde. Derrière un simple T-shirt, des designers bien sûr, mais surtout une chaîne de production complexe rarement mise en avant par les marques. Et pour cause : cette réalité est moins glamour que celle des publicités.

Conditions de fabrication

On le sait, les ouvriers qui fabriquent nos vêtements (des ouvrières dans la plupart des cas) travaillent souvent dans des conditions désastreuses, pour un salaire dérisoire. Ce que l’on connaît moins, c’est l’impact de la mode sur l’environnement et la santé. La culture du coton, par exemple, nécessite beaucoup d’engrais et de pesticides, qui ont en premier lieu des conséquences sur la santé des agriculteurs et des ouvriers, mais aussi sur la nôtre.

En effet, la plupart des vêtements contiennent des produits toxiques : pesticides, mais aussi composés perfluorés ou polyfluorés (PFC), éthoxylates de nonylphénol (NPE), métaux lourds, phtalates, teintures chimiques, agents blanchissants... Beaucoup sont des perturbateurs endocriniens, pouvant provoquer des problèmes d’infertilité, cancers, déficits immunitaires ou encore des perturbations du développement neurologique. Le lavage en machine et la fin de vie des vêtements (brûlés ou enterrés) participent aussi à la pollution des écosystèmes. Voici le vrai prix qui se cache derrière un vêtement bon marché.

La Mode éco-responsable

Notre surconsommation n’est plus tenable. Face à ces problèmes sociaux et sanitaires et à l’épuisement des ressources, que faire ? Bonne nouvelle : des alternatives existent déjà. De plus en plus de marques à la démarche durable font leur apparition. Fini les pulls en chanvre qui grattent... Une série de marques font rimer style et éthique ! Certaines fabriquent en Europe, d’autres en Asie. Car oui, on peut fabriquer dans de bonnes conditions partout dans le monde, si on y met les moyens.

Bien sûr, la mode éco-responsable est plus chère que la fast fashion. La clé ? Consommer moins, mais mieux : étaler ses achats pour s’offrir une belle pièce de temps en temps, payer un débardeur en lin 40 € plutôt que 10 € pour ne pas devoir en racheter un tous les ans, choisir des matières écolos (coton bio, lin, lyocell), acheter d’occasion, faire recycler ou réparer ses vêtements abîmés... Même avec des moyens limités, il est possible de changer, peu à peu, notre façon de consommer !