Des démangeaisons aux pertes de sang en passant par des maladies bactériennes, ces parasites gênants peuvent causer de nombreux problèmes de santé à votre chien ou votre chat. Pour en venir à bout, il faut non seulement choisir le bon produit, mais surtout en respecter consciencieusement les règles d’utilisation.

Une puce suce le sang

Une puce vit grâce à l’hôte sur lequel elle s’installe et dont elle suce le sang. Elle passe généralement toute sa vie sur le même animal, mais est souvent éliminée par celui-ci lorsqu’il se lèche le pelage. Sans hôte et donc sans apports de sang, elle ne peut survivre que quelques jours.

Contaminer l'animal

Seul problème : les œufs pondus. Jusqu’à 50 œufs par puce par jour tombent du pelage et s’éparpillent dans l’environnement. L’œuf se transforme en larve qui, elle-même, se transforme en cocon pour faire naître une autre puce, parfois jusqu’à un an plus tard ! Résultat : de nouveaux parasites peuvent à nouveau contaminer l’animal entre-temps traité.

Avant d’envisager un quelconque traitement, une analyse complète du milieu de vie de votre chien ou chat est indispensable. Est-il le seul animal de compagnie de la maison ? Souffre-t-il d’allergies aux piqûres de puces ? Le risque de contamination de votre compagnon dépend avant tout de son environnement quotidien. Les lieux dans lesquels de nombreux animaux sont rassemblés, tels que les refuges, chatteries ou élevages, sont plus risqués et l’exposition aux parasites y est accrue.

Une fois cette analyse effectuée, l’administration correcte et rigoureuse du traitement est cruciale. Les causes d’échecs des traitements anti-puces sont souvent le résultat de lacunes dans le respect du protocole. Trois erreurs principales sont observées : une mauvaise administration (produit mal appliqué), un dosage mal géré et une fréquence ou durée de traitement non respectée (pas suffisamment souvent, pas assez longtemps). En cause ? Des propriétaires trop peu informés sur le cycle de vie des puces. Pourtant, comme énoncé plus haut, ces parasites en génèrent de nouveaux, parfois plusieurs mois après la première contamination. Pour être efficace, la durée du traitement doit donc impérativement être respectée. Il est important de mentionner que le traitement peut durer entre 3 et 6 mois avant que la contamination des puces soit sous contrôle.

Un problème de résistance

La ténacité des puces serait-elle due à leur résistance au traitement administré ? Il est vrai que lors d’un contact avec un insecticide, des organismes moins sensibles à l’insecticide peuvent être sélectionnés, rendant ainsi nécessaire l’utilisation de doses plus élevées pour éliminer le même pourcentage d’organismes. Lorsque ce phénomène devient héréditaire, on parle de résistances aux insecticides. Une étude récente (août 2015) a évalué la sensibilité de la puce du chat à certains insecticides et a démontré l’efficacité de certaines substances comparativement à d’autres. Le fipronil ou l’imidaclopride, par exemple, ne souffrent pas de ce problème de résistance et sont toujours aussi efficaces.

Si les puces ont contaminé votre chien ou chat, veillez donc à choisir un traitement efficace et à respecter scrupuleusement ses règles d’utilisation. Grâce à une application rigoureuse et régulière étendue sur une durée bien définie, vous parviendrez à vous débarrasser de ces parasites !