Après 25 ans de voyages à travers le monde pour Les carnets du bourlingueur, avez-vous des destinations que vous privilégiez par rapport à d'autres?

« J'ai toujours eu un attachement pour le continent africain. J'étais encore il y a peu en Namibie en compagnie d'une des dernières populations vivant encore plus ou moins en autarcie. Mais force est de constater que désormais, elle est touchée non seulement par la modernité mais aussi par le tourisme. Malgré ma passion pour l'Afrique, je crois donc que je vais délaisser quelque peu ce continent dans les deux prochaines années, car je ressens le besoin de tenter de nouvelles experiences dans de grands espaces vierges non pollués. »

Malgré les endroits innombrables déjà visités, rêvez-vous encore à de nouvelles découvertes?

« Je n'ai pas vraiment de destination rêvée où je souhaite me rendre car j'ai eu l'occasion d'aller un peu partout, mais je garde bien quelques destinations en réserve, sans pour autant que ça devienne un besoin absolu. »

Vous avez dit un jour que les voyages en famille pouvaient parfaitement se faire le long des plages entre Ostende et le Cap Gris-Nez, sur la Côte d'Opale. Quel contraste avec votre vie d''aventurier!

« Il ne faut pas nécessairement parcourir des milliers de kilomètres pour être heureux: j’adore la Côte d’Opale et l’Angleterre et rien n’empêche d’y partir à l’aventure. A défaut de lieux paradisiaques, il est toujours possible de découvrir des endroits surprenants, même assez près de chez soi.»

Comment voyez-vous l’avenir des Carnets?

« Les tournages aujourd’hui sont de plus en plus physiques. Or, à 63 ans, j’ai la chance de garder une excellente forme et d’être toujours capable d’accomplir des choses que je faisais il y a 25 ans. Donc tant que je peux rester en haut de l’échelle, autant en profiter le plus possible! »